I'm always late
baffouillé le 22/01/07

J'accumule tout, les regrets surtout. Je me dis toujours la même chose est pourtant je continue, toujours la même manie, j'évite les changements (et paradoxalement je n'attend que ça), je fuis devant toutes les situations nouvelles, non maîtrisées. Tellement plus facile de laisser filer,de plus y penser, de faire l'insensible, ou presque... C'était si simple. Toujours dire qu'on le "fera plus tard", que c'était pas le bon moment, que trop de choses à gerer en même temps c'est trop compliqué pour ma tête qui contient déjà beaucoup, beaucoup trop de questions, de noeuds. Et puis se dire qu'on a le temps, comme si tout allait toujours attendre que je me décide.
Ma facilité à voire des signes partout, encore plus quand une personne que vous ne connaissez pas, que vous ne reverrez jamais vous parle comme ça, une phrase qui suffit à mettre en route la machine à remonter dans le temps et accélère les scénarios, à les inventer. J'aimerais pouvoir m'arrêter le cerveau parfois, qu'il arrête de faire des films de tout, tout le temps.

J'avais oublié que ça revenait, toujours à un moment ou un autre. Comme si pleins de souvenirs qui sentent l'inachevés décidaient de revenir en même temps, exprès. Sauf qu'ils sont inachevables parce que le monde continue à avancer, les choses changent sans que je m'en apercoive, vive les oeillères. Comment je peux croire que si je n'avance pas c'est pareil ailleurs, que je peux revenir en arrière d'un cout de baton de ski. Et après c'est trop tard.

Allez, pour m'occuper la tête demain je conjugue le verbe "ressasser" au subjonctif imparfait.

 

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Things
baffouillé le 11/01/07

Comme Foufie passait le relai à qui le voulait, et que Maumau l'avait fait aussi, et devant le vide intersidéral de ces derniers jours, j'ai donc repris le truc : J'avoue que trouver cinq choses que vous ne savez pas sur moi, ça va être dur, ou pas.

1. D'ici sept jours je serais sur déguisée dans une combinaison façon "bronzés", un manteau de bibendum rouge (c'est mieux le rouge ça se voit bien. hem), un bonnet en laine, sur des pistes enneigés, enfin pas mais on va faire comme si. Sachant que je n'ai jamais posé un orteil sur un ski ... Avec la chance que j'ai je serais capable de me casser quelque chose alors qu'il n'y a même pas de neige.

2. J'ai enfin réussie à aligner les mots sur cinq pages, j'ai imprimée, agrafée sans me blesser, tout placé dans une enveloppe puis envoyé. et maintenant j'essaye d'oublier que je l'ai fait.

3. (rien que trois et déjà je sèche)
Quoi que je fasse je ne suis jamais contente, ce qui pourrait être une qualité si je perseverais et que je m'améliorais, ou que, voyant que je ne suis pas douée je m'arrêtte, mais non, je continue mais c'est toujours non satisfesant

4. Parmis toutes mes angoisses, et dieu sait qu'elles sont nombreuse, il y en a une plus présente que les autres, de plus en plus, j'ai une peur bleu de décevoir les gens. De ne pas être à la hauteur, même qu'une fois, pour un détail insignifiant même, et que d'un coup toutes les personnes qui comptent pour moi, disons ouvrent les yeux et soient déçus bref.

5. J'ai la manie de tout garder, mes tiroirs, des boîtes sont remplies de souvenirs, de bibelots, de photos, de lettres, de dessins. A force les tiroirs commencent à déborder mais j'arrive pas à jeter la moindre chose.

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Happy new year !
baffouillé le 04/01/07

Plus que trois jours, trois petits jours. C'est passé si vite et si lentement à la fois. Plus que trois jours et autant de matières à réviser, le stress n'est pas encore là, juste une flemme immense de s'y mettre paralysée par l'ampleur de la tache : des maths. Et puis la semaine imprécise, des intitulés de cours hermétiques, comme si intituler ça "jeu " allait nous donner envie. La gestion ludique, j'en doute, "jouer à prendre des décisions". Justement moi les décisions j'en prend pas, j'y arrive pas, j'évite de penser jusqu'à ce que je sois au pied du mur ou que je l'ai dépassé, a moins de me prendre un coup de pied au cul au moment où il faut.

J'ai du mal à réaliser qu'il ne reste plus que trois mois de cours, tous nouveaux, plus que trois petit mois. Elle sera passée, elle passe, vite cette année. Peut-être parce qu'il y avait plus de rires en cours qu'autre chose, et intérieurement je suis bien contente de faire tomber leurs " incapable de s'integrer", et je sais grace à qui. A la rentrée ça va changer, c'est peut-être pour ça aussi que je n'ai pas vraiment envie d'y être. Trois emplois du temps (décidement) différents à croiser soi-même, le jeu du semestre. L'apprehension se mèle à l'excitation de découvrir le contenu de ces cours pour certains si attrayant sur papier.
Trois mois de cours avant un stage que je n'ai toujours pas trouvé. J'écris les lettres, copier-coller, et je n'ai toujours pas imprimer, en quatre exemplaire, les suites de mots que j'ai tapée sur une page blanche. En attendant je n'arrive pas à en écrire d'autres, je n'arrive même pas à écrire les grasses matinées, le thé orange-cannelle au coin du feu, celui-ci qui chauffe parfois un peu comme il veut, rester en t-shirt alors qu'il gèle dehors quand ça chauffe trop, les messages échangés en pleine nuit, et les ballades au soleil qu'on dirait le printemps.

 

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